Actions et lutte contre les exclusions

C’est la dernière ligne droite avant le vote du conseil communautaire de mai sur le mode de gestion de la distribution d’eau.

Venez vous faire votre propre opinion sur l’intérêt d’une gestion publique de l’eau.

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Le 31 mars, la CAMVS, Communauté Agglomération  Maubeuge Val de Sambre, va choisir son mode de gestion de la distribution d’eau.
Le collectif du refus de la misère se mobilise depuis plusieurs années en faveur d’une gestion en régie publique.

Il organise une ultime opération de sensibilisation des usagers à l’occasion de la journée mondiale de l’eau ce
MARDI 22 MARS de 16H à 18H sur le rond point situé devant O’Ciné à Maubeuge.

Nous avons besoin de vous pour tenir de grandes banderoles fabriquées ce WE, pour distribuer des flyers, ou pour simplement soutenir cette action.
Merci d’en parler autour de vous.

A l’occasion du conseil communautaire au cours duquel le sujet de la distribution de l’eau sera soumis au vote,   nous vous donnons rendez-vous  pour faire une « haie d’honneur » aux élus communautaires avec les banderoles et distribuer des flyers.

JEUDI 31 MARS, rendez-vous à 17h30 devant la mairie de Maubeuge.

EAU-22et31 mars

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Venez nombreux, les membres du groupe ATD Quart Monde Sambre Avesnois serons très heureux de vous y rencontrer.

En avant pour 2016 !

Groupe local ATD Quart-Monde de SAMBRE-AVESNOIS

Vous pouvez rencontrer les militants dans la salle de réunion
Hall de la piscine Pasteur de 14h à 16h
Boulevard Pasteur à MAUBEUGE

Réunion mensuelles :
Vendredi 8 janvier, 5 février, 4 mars, 1 avril, 6 mai, 3 juin 2016.

Réunion de préparation de l’ Université Populaire Quart-Monde :
Vendredi 15 janvier, 11 mars, 8 avril, 13 mai 2016.

MEILLEURS VOEUX POUR L’ANNEE 2016
Nous vous attendons à ces rencontres de 14h à 16h autour d’un café

A bientôt !

Il a fallu plusieurs fois aller rechercher des chaises, car plus de 75 personnes ont tenu à participer à l’hommage donné à Jean-Marie DERESNES ce 17 octobre 2015.

Ses voisins du quartier, Monsieur le Maire et 4 adjoints, les paroissiens, les membres du groupe de partage de saint Vincent de Paul, les amis d’ ATD Quart-Monde de Sambre Avesnois et même de Belgique, du collectif du refus de la misère , des citoyens venus célébrer la journée mondiale …

20070203 005Avec beaucoup d’émotion Michèle R. a évoqué les combats menés par Jean-Marie dans sa ville et au delà en particulier sur le logement, « une cause prioritaire pour toi qui en a été privé durant 10 ans. Tu interpellais le maire pour des problèmes dans ta ville et ton quartier. Une simple visite chez toi et Marie-Noëlle apaisait mon cœur et me donnait envie de continuer ma route … ».

Marc a parlé du rôle très important que Jean-Marie a eu dans les premiers travaux de croisement des savoirs et des pratiques auxquels lui-même avait également participé.

Ensuite la parole a été donnée à ceux qui aujourd’hui agissent là où ils sont :

Monique et Yolande ont parlé de l’entraide au sein du groupe de partage de Saint Vincent de Paul. Elles y puisent de la force car depuis leur tendre enfance elles ont connu bien des galères. Aujourd’hui elles sont debout.

12132390_1641858382765823_1587085774527919474_oJessica a évoqué courageusement son combat pour récupérer ses 5 enfants confiés à des familles d’accueil par l’Aide Sociale à l’Enfance : « Je vois que ça avance parce que je les ai de plus en plus à la maison … Le week-end on passe du temps à faire les devoirs ou à jouer à des jeux de société, au Monopoly ou aux cartes. Quand il fait beau temps c’est promenade. L’été on installe la piscine dans le jardin. Le mercredi je pars toute l’après midi pour conduire et ramener les filles aux majorettes à Neuf Mesnil …. Si je parle aujourd’hui c’est pour donner du courage à toutes les familles qui sont dans la même situation, pour qu’elles ne baissent pas les bras. ».

René a parlé de son implication fidèle dans le groupe local ATD Sambre Avesnois depuis plus de 20 ans, des petits papiers qu’il distribue à la porte de la Poste, d’ Ozanam ou de la Croix Rouge pour toucher de nouvelles personnes. De l’Université Populaire Quart Monde qui permet aux plus pauvres d’oser s’exprimer, de révéler leur intelligence, et à tous les citoyens de s’enrichir en se confrontant sur des thèmes de société .IMG-20150602-00546 René participe également à l’ Université Populaire Européenne : « Depuis 1989, tous les deux ans il y a une Université Populaire Quart Monde Européenne, qui rassemble des personnes vivant dans la pauvreté de toute l’Europe et leur permet de dialoguer avec des élus et des fonctionnaires des institutions européennes… Nous avons pensé qu’il fallait faire des propositions qui soient recevables et qui puissent avoir un impact sur les politiques européennes. Pour cela il fallait connaître ces politiques et il fallait aussi connaître et comprendre les personnes qui travaillent à Bruxelles sur ces politiques. Il fallait croiser nos expériences entre des personnes qui connaissent la pauvreté et des personnes en lien avec les institutions européennes. Nous avons donc créé un groupe pour préparer l’Université Populaire Européenne et faire des propositions à l’occasion des élections européennes.
La richesse du Mouvement ATD Quart Monde c’est qu’on peut rencontrer des personnes de différents milieux. Comme disait l’une d’entre nous à un fonctionnaire : On se croiserait dans la rue, on ne se dirait même pas bonjour! Ici on réfléchit ensemble et vous employez des mots simples. »

De l’Europe nous avons élargi notre regard vers le monde avec la lecture faite par Nelly du message de la déléguée générale du mouvement Isabelle Pypaert Perrin: « Qui sont aujourd’hui ces – millions et millions d’enfants, de femmes et de pères ?– Encore et toujours obligés de partir, cherchant la vie, marchant des semaines, des mois durant , avec souvent pour seule richesse ce qu’ils portent sur eux, quelquefois leurs enfants …Ne sommes-nous pas ensemble pour apprendre de tous ceux qui, à cause de leur souffrance et de leur espoir veulent que le monde avance ? C’est avec eux que nous pourrons gagner la paix dont le monde a besoin, parce qu’au delà de l’amertume, ils fondent leur espérance et puisent leur force dans la fraternité. »

Michèle a dit que pour elle, ces millions d’enfants, de femmes et de pères ont un nom, un prénom et ils vivent à côté de nous. Elle parlait de Pétru, Ida et leurs 5 enfants bientôt 6, rencontrés depuis janvier 2015 qui habitent un squat sans eau, sans électricité, sans chauffage. « Tout est difficile pour eux et nous avons bien du mal à nous comprendre parce que nous ne parlons pas la même langue et que nous ne fonctionnons pas de la même façon. Mais aujourd’hui, ce n’est pas de tous ces problèmes dont je veux témoigner mais des choses belles qu’ils m’ont données de voir… » Michèle a évoqué l’envie d’apprendre de Larisa, l’entraide des enfants même des touts petits, le repas préparé par la maman sur un feu de bois dans la cour, et de nombreux autres moments vécus ensemble. « Ces moments vécus et et partagés avec eux, j’avais envie de les partager avec vous. Ils m’aident à les regarder autrement et j’aimerai que nous puissions tous les regarder autrement, pas comme des personnes qui viennent prendre le peu qu’on a mais comme des personnes qui ont de belles choses à partager. »P1160379

Nicole du comité de « Femmes solidaires » de Feignies a lu le communiqué diffusé à l’occasion de la journée mondiale du refus de la misère, qui a recueilli 2000 questionnaires permettant de décrire la situation des femmes alors que beaucoup n’osent pas en parler. « Voici quelques témoignages recueillis à Feignies en réponse à la question «  pour vous , la pauvreté , c’est quoi ? » : se priver du nécessaire , ne plus pouvoir honorer ses factures , avoir du mal à boucler ses fins de mois , ne plus pouvoir faire ses courses normalement et dépendre des Restos du cœur , vivre dans un logement mal chauffé pour cause d’impayés , ne pas pouvoir se nourrir correctement , ne pas pouvoir se soigner , avoir du travail mais ne pas pouvoir se loger , ne pas pouvoir se cultiver , ne pas pouvoir avoir des loisirs favorables à la santé et au développement personnel , se sentir diminuée. … Le 25 novembre , on célébrera la journée contre les violences faites aux femmes mais la première des violences faites aux femmes c’est la pauvreté ! »

Ces quelques extraits témoignent de la richesse de ce 17 octobre 2015 à Ferrière La Grande. Après chaque prise de parole les interventions spontanées renforçaient les contributions. La vidéo du Festival des Savoirs et des Arts a permis une respiration joyeuse tout en évoquant les bons moments d ‘échanges des savoirs à Louvroil au cours du mois de juillet dernier.

Et c’est autour d’un goûter offert par la paroisse et servi par les membres du groupe local que les dialogues se sont poursuivis.C’était le moment également de découvrir l’exposition sur les idées fausses et les actions du collectif du refus de la misère installée dans la salle des fêtes.

Flyers ATD quart monde JPEG

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 Chers amis,

Vous êtes chaleureusement invités à participer

le 17 octobre 2015 de 14h à 17h
Salle des fêtes de Ferrière la Grande

à la Journée mondiale du refus de la misère dont le thème cette année en France s’intitule :

« Agissez là où vous êtes ! »

Merci d’être présents et de faire connaître l’évènement autour de vous.

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VDN Monica et LarisaVDN Monica et Larisa 2Monica (à gauche), 16ans, suit les consignes données par Jonathan (en haut à droite) et trace des lettres, pendant que Larisa (en bas, à droite) résout une addition.

Parler français, un premier pas vers l’intégration pour Monica et Larisa
Faire tomber la barrière de la langue, et apprendre celle de Molière. Tous les mardis, des jeunes Roms viennent suivre les cours de français donnés à Maubeuge par Jonathan et Sylviane, bénévoles.
Hier, Monica et Larisa ont planché sur les additions et les syllabes. Savoir lire, écrire, et compter. Pour avancer.«Monica, on va revoir les lettres aujourd’hui. Larisa, toi, tu vas travailler les additions, d’accord?» Le ton est doux, prévenant, pédagogue. Depuis deux mois, Sylviane et son fils Jonathan, prof contractuel de français et d’histoire-géo, viennent de Quiévelon tous les mardis matins dans les locaux maubeugeois de la Mission ouvrière, pour enseigner aux jeunes Roms volontaires les bases de la langue française. «D’une semaine à l’autre, on ne sait pas qui sera là reconnaissent les bénévoles. D’une semaine à l’autre, les filles peuvent avoir quitté la Sambre.
D’une semaine à l’autre, la famille des adolescentes peut être expulsée du squat dans lequel elle a trouvé refuge, faute de mieux. Pas d’eau, pas d’électricité, pas de meubles. Mais «la soif d’apprendre», l’envie de s’intégrer.
«Elles n’ont rien, et pourtant, elles restent joyeuses.»
Larisa, 9 ans, a déjà fréquenté les bancs de l’école. Elle comprend le français, le parle, joue volontiers les interprètes. Pour Monica, 16 ans, c’est un peu plus laborieux. «Certains partent de zéro, n’étaient même pas scolarisés en Roumanie. Il faut leur montrer comment tracer les lettres», précise Jonathan. Lui leur enseigne la méthode syllabique, et nourrit l’espoir qu’à terme, ses deux élèves puissent «faire des démarches, se présenter, poser des questions, s’exprimer couramment. Là, c’est vraiment les bases». Le niveau CP. Les exos au tableau, mais pas à la maison.«On ne peut pas leur donner de devoirs à faire, vu les conditions dans lesquelles elles vivent. Il y a aussi la promiscuité », déplore Sylviane, consciente des difficultés de ces populations et parfois découragée de les voir partir, du jour au lendemain. « Il faut regarder l’être humain, ne pas être influencé par les discours négatifs. Qu’est-ce qu’on deviendrait, si on était obligés de fuir notre pays, comme eux ? On le ferait. On ne peut pas ne pas être touchés, on a envie de les aider.»
Au départ, ils étaient sept, à suivre les cours d’alphabétisation. «On a un groupe régulier de quatre.» Hier, elles n’étaient que deux. Ils venaient plus régulièrement, il y a quelque temps, c’est vrai, reconnaît Michèle Courcier, de l’association ATD Quart-Monde. Maintenant, c’est compliqué. Ils sont davantage dans la survie.» Jonathan veut y croire. «Tant qu’il y aura quelqu’un, on continuera à venir donner les cours.» La rentrée scolaire approchant, l’enseignant s’est arrangé pour se libérer deux heures, tous les mardis. Un peu maigre, il le sait. «Il faudrait pouvoir les voir tous les jours, pendant 1 h 30, 2 heures.» Larisa s’échine sur un problème de maths. Monica, elle, s’applique à écrire «tata» sur le tableau blanc. La fin du cours approche. «À bientôt !», lancent-elles en chœur. Jonathan et Sylviane espèrent les revoir, mardi prochain. Mais ils n’en ont hélas pas la certitude.
MAUBEUGE.
12/08/2015
PAR MARIE DELATTRE
maubeuge@lavoixdunord.fr

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